06 avril 2008
Il n'y a pas que les oiseaux qui se cachent pour...
Voilà maintenant un mois et demi que je travaille en soins palliatifs.
Ce qui explique un peu mon silence: le rythme de travail est intense, et surtout, j'ai du mal à profiter de mes jours de repos pour me reposer réellement. Trop eu l'habitude de me coucher tard, et le fait de travailler tantôt du soir, tantot du matin, m'empêche d'avoir un rythme vraiment régulier.
En dehors de ça, je me sens épanouie, bien plus que lorsque j'étais étudiante infirmière.
Ca faisait lontemps que je voulais travailler en soins pallatifs. Ca faisait lontemps que je m'y préparais, également, en lisant nombre de bouquins, tous aussi passionnant les uns que les autres, sur différentes approches de la fin de vie, de l'accompagnement des familles, et des malades, sur ce chemin parfois long qu'est la mort...
J'ai quand même pas mal réfléchie avant de me lancer. Je me demandais si j'étais prête. Je ne peux que constater que ça se passe plutôt bien.
La premiere chose qui j'ai pu constater, et qui m'a un peu décue je dois dire, c'est que visiblement, les soins pallaitifs son plus ou moins réservés a un certain type de personnes. En un mois et demi, je n'ai vu que des patients atteints de cancer pour lequel la médecine curative ne pouvait plus rien faire.
Il n'y a donc que les cancéreux qui meurent? Et les autres ? Ont ils droit aussi a une prise en charge aussi efficace? A un personnel dont on reconnait aussi le travail d'accompagnement (et pas seulement ce qui se quantifie!)? A une véritable place pour la famille, les amis?
Dans l'idéal, n'importe quel service devrait pouvoir faire cet accompagnement là, et surtout dans la mesure où 70% des gens meurent en structure hospitalière. Mais ce n'est pas le cas et je me demande ou sont passé les autres, dans quelles conditions ils passent leur dernier moment de vie...
En dehors de cet état de fait... Je suis heureuse de travailler auprès de gens proche de cette limite inconnue. J'apprends tous les jours, de mes collègues, des patients, des familles, des bénévoles, des psy, etc.
Dans cette structure, nous pouvons parler, nous exprimer, confronter nos pratiques, pour les améliorer. C'est une remise en question perpétuelle.
Bien que la mort soit un moment particulièrement violent pour tout le monde, je trouve ça plus facile à vivre, içi, ou nous avons le plus souvent le temps de connaitre les gens et leur histoire. Ce sont des hommes qui meurent. Quand vient le temps de la toilette mortuaire, c'est comme un dernier adieu, à quelqu'un qui a fait parti de notre vie à nous aussi , l'espace de quelques instants.
J'en parlerai plus longuement dans une prochaine note!
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Commentaires
Je suis heureuse de lire que tu es contente de ce que tu fais, c'est super!
J'ai récemment lu un livre d'Elizabeth Kubler-Ross, sur le passage vers la mort, elle en a écrit quelques uns. Médecin suisse, elle s'est toujours intéressée à ce moment-là de la vie et ses livres sont très intéressants.
On en trouve d'occasion dans des bouquineries, c'est le petit plus en plus : j'adore les livres d'occasion!
Bise!
Ecrit par : Gayanée | 03 juin 2008
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