06 octobre 2009
De retour!
Elle a déjà un mois et demi, ma merveille. Et je commence à trouver un peu de temps pour m'adonner à mes passes temps favoris, quand, enfin, elle délaisse le dieu Téton pour Morphée sans laisser sa maman épuisée (mais heureuse!).
J'ai eu un accouchement de merde.
Déclenchement, pour un terme dépassé de 9 jours (pas pu gratter plus de temps, mais je trouve ça pas mal, quand même). Déclenchement très efficace, trop efficace, qui m'a laissé épuisée après une journée à hurler tout ce que je pouvais jusqu'à ce qu'enfin, après avoir tenter la morphine, puis l'atarax (des fois que je simule, hein, on sait jamais quoi... Mouahaha!! 30mn après on aurait dit qu'on était en train de m'égorger. Efficace pour désinhiber, très efficace!), on me pose enfin cette péridurale dont je ne voulais pas, à la base, et que l'intervention de la technique aura rendu plus que nécessaire...
Dodo. Je ne suis plus là, j'ai abandonné toute notion de proprieté sur mon corps. Je ne veux que dormir et attendre que ça se passe. Je ne suis ni triste, ni heureuse. Je n'ai pas peur, de toute façon la péri m'ôte toute sensation. Je suis résignée.
Malgré tout, je ne m'imaginai pas la suite, le changement d'équipe, le branle bas de combat, c'est "Beyrouth" me dit un sage femme, ils ont d'autres accouchements, une césarienne, et sont en sous effectif. Alors on perce la poche des eaux ("le travail ralenti, c'est pas bon pour votre fille"), on me colle cette perf d'ocytocine ("idem"), ha zut, le coeur de ma puce ralenti trop, ha ben hein, on va ptet couper l'ocytocine qu'on avait mis "pour son bien" alors... Pour qu'une autre sage femme la remette 30mn après. J'observe attentivement le monito, mais non, ce coup ci ma puce tiens bon la barre. Je pourrais la serrer dans mes bras une heure après, au terme d'une expulsion savament programmée, encadrée et provoquée par des moyens peu recommandés (je m'attendais à tout sauf à une expression abdominale, je croyais naivement ce "truc" abandonné depuis longtemps...).
J'ai terriblement honte d'avoir été aussi passive, même si j'ai bien conscience qu'entre le manque d'expérience, les douleurs puis l'absence de sensations, l'isolement de la journée (ha voui, parce que bien sur, je n'ai du avoir en tout et pour tout qu'une petite demi heure -cumulée bien sur- de présence professionelle en dehors de la dernière phase. Sur une dizaine d'heure, c'est pas mal), et le ton autoritaire de la sage femme , j'ai des circontances atténuantes. Mais quand même, je suis une belle cruche!
Enfin, je pourrais en parler des heures, mais je préfère pas.
Enfin, au moins j'ai pas foiré mon allaitement. Seul point sur lequel je n'ai rien écouter de ce qu'on pu me dire les moults blouses roses passée dans ma chambre. Et nous dormons avec notre bébé, malgré les remarques des gens qui nous veulent du bien (tu vas pas l'écraser? T'as pas peur qu'elle s'habitue?)! Ce qui à réglé le problème du lit, finalement reconverti en barrière antichute et table à langer!
02:31 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Je ne te ferai pas le coup du "tu as un bébé en bonne santé, c'est le principal, tu devrais être contente!"...
Tu n'es pas une cruche, tu es une jeune femme qui a fait de son mieux dans les circonstances qu'elle a vécu : et de fait c'est déjà un sacré résultat d'avoir évité la péri aussi longtemps!
Je t'envoie toutes mes félicitations pour ce premier accouchement et ce premier allaitement!!!
... et n'hésite pas si tu as des questions : je ne saurai peut-être pas répondre, mais sans doute que j'aurai des pistes intéressantes ;-)
Ecrit par : Gayanée | 06 octobre 2009
Comment vas-tu?
Ecrit par : Gayanée | 25 octobre 2009
Ça va, des soucis de famille, pas mal de voyages ces derniers temps, et un retour chez moi à une routine bien reposante...
Ecrit par : Sev' | 30 octobre 2009
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