09 avril 2006
Dur, dur...
Ceci en commentaire d'un article d'un blog que je viens de découvrir
http://les-urgences.blogspot.com/Je préfère dire quelquechose ici, parce que j'avais écrit un big commentaire et que ça à foiré.
Pour ceux qui ont la flemme de lire l'article, en gros ça parle de la mort, et que c'est bof (pour l'auteur) de laisser mourrir les gens qu'on aime à l'hosto.
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J'étais en vacances à Paris, avec une de mes amies, ma soeur nous avait invité chez elle. Sa mère était venu nous chercher en voiture et m'avait déposé à la maison, une fois le séjour fini.
M n'était plus là, maman m'a expliqué qu'elle était à l'hopital et vivait probablement ses dernière heures. Nous avons passé la soirée chez des amis, ou le passé était étrangement de mise pour parler d'elle. Ca me choquait, mais je ne savait pas quoi dire.
Le soir, pour m'aider à dormir, on m'a filé un demi stilnox. Avant de m'endormir, j'ai prié. Chose que je faisait plus depuis ma tendre enfance, ou je priait pour le monde entier. J'ai prié, j'ai supplié Dieu qu'elle aille mieux, que je puisse la voir, qu'elle ne me laisse pas comme ça...
Le lendemain matin, curieusement, je me reveille au son des rires de maman et des amis qui sont là.
Je descend, les yeux bouffi, pour apprendre que M vient d'appeler et qu'elle veut rentrer à la maison.
Ma prière aurait elle été entendue?
Nous avons décidé d'un commun accord, maman et moi, de respecter son désir, si elle se remettait à aller très mal, de la garder à la maison. (Elle avait été amené en urgence à l'hopital, le ventre bouré d'ascite, incapable de parler, de réagir.)
Elle est donc revenue à la maison. Définitivement.
Ca à duré une semaine, ou son état s'est progressivement dégradé, une fois de plus.
Je suis rentrée un jour du lycée, elle était à nouveau dans un état semi conscient, ne réagissant à rien.
Sa famille était venu à l'appel de ma mère. Elle avait mis Elvis en son sonore. M aimait beaucoup Elvis.
Je ne me souviens pas de tout, juste que j'ai passé énormément de temps sur le canapé, à la regarder.
je me souviens aussi de notre médecin de famille, qui est venue immédiatement à l'appel de ma mère, et qui est allée chercher elle même à la pharmacie de garde chercher la morphine qui pourrait la soulager, et qui nous à donné son numéro personnel, pour qu'on l'appelle au moindre soucis.
Nous avons passé la nuit à la veiller, maman sur le fauteuil, moi sur le canapé. Je me souviens que maman lui avait dit aurevoir, qu'elle m'avait laisser seule avec elle pour que j'en fasse de même, et que j'en avait été incapable. Je ne pouvais pas.
Tôt le matin, j'étais en train de trier les papiers administratif, quand sa respiration s'est modifiée.
Nous étions paniqué, maman et moi, sanglotant en la regardant chercher l'air, ses yeux angoissant grands ouvert. Elle avait l'air terrorisée.
Puis vint son dernier souffle, et enfin l'immobilité.
Il devait etre un peu plus de 5h du mat. Maman à passé des coup de fils, à la famille, au médecin.
Je me souviens de ces gens enfermant son corp dans un sac noir, je me souviens de ma mère allant se coucher, je me souviens qu'on m'a tout à coup parler comme si je n'étais plus une ado de 16 ans qui venait de vivre la pire experience de sa vie.
Les amies, la famille de M, tous ont semblé penser par la suite que je devais avoir les épaules pour soutenir ma mère, que je pouvait entendre les choses qu'ils lui cachait pour la protéger, que je pouvait supporter ce qu'ils pensaient qu'elle ne supporterait pas.
Je ne me souviens que trop bien des "c'est triste pour ta mère, ça doit être dur pour elle", des "j'ose pas en parler à ta mère, mais...".
J'avais l'impression de ne pas avoir le droit de souffrir, de ne pas avoir le droit de ne pas être assez forte pour supporter tout ça.
Je ne crois pas que je l'étais, par ailleurs.
Il m'a fallu des années pour m'en remettre, et aujourd'hui encore je ne suis pas sure que ce soit réglé dans ma ptite tête.
Si c'était à refaire, accompagner quelqu'un que j'aime jusqu'au bout, je le referai probablement. Mais je comprends ceux qui ne s'en sentent pas capable, qui préfèrent fermer les yeux.
Et pour rien au monde je ne voudrais que quelqu'un le fasse pour moi. Je préfère mourir seule qu'emmener une petite partie des gens que j'aime avec moi.
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07 avril 2006
Pourquoi ce blog?
Tout simplement parce que je me suis rendue compte que sur mon blog public (msn), je ne peux pas tout dire.
Il y'a trop de choses que j'aimerais dire, mais que je ne veux pas que certaines personnes lisent, notamment ma mère, vous comprendrez plus tard pourquoi.
Vous me pardonnerez donc de conserver mon anonymat ici, et d'être obligé, pour ceux qui me connaissent et souhaitent me connaitre plus, de ne pas dire quoi que ce soit qui puissent lié ma personne réelle à ce blog.
Ici je suis Couette :p
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01 janvier 2006
Tuberculose
23:15 Publié dans Cours IFSI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Homosexualité
23:10 Publié dans tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pourquoi une "dynamique de l'immobilité"?
22:55 Publié dans tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

