08 février 2008

La main verte

Pas de photos ce coup ci, mais la belle à rendue l'âme. J'ai eu un bref espoir quand une autre des graines à poussée...

 

Et puis, alors qu'elle prenait un bain de soleil, le chat à voulu se gratouiller le bidon sur le pot.   

 

Qui s'est bien évidemment  retourné dare dare sur le sol, maculant ma cuisine  de 2 kilos de terre, et cassant la racine de la belle en trois morceaux.

 

 

Les chats, c'est vraiment rien que des emmerdeurs. 

 

05 janvier 2008

La main verte

Il se trouve que je n'ai pas la main verte. Mais alors, pas du tout. Qu'une plante continue de pousser sous mon toit (j'ai pas de jardin) tient plus du miracle que de la compétence jardinière.

Parce que j'en ai fait crever, des plantes.

Des sapins (on m'avait filé des tas de graines de sapin), une azalée, un olivier, etc... Je suis une vrai catastrophe plantesque. Je suis celle à qui on ne peut pas confier les clefs de son appart pour que j'aille arroser les plantes pendant les vacances (j'ai fait cramer une partie des bambous de mes beaux parents, l'été dernier).

 

C'est pourquoi je suis toujours surprise de découvrir  qu'un de ces trucs vert puisse malgré tout survivre en ma présence. Mais j'ai compris le truc: moins je m'en occupe et mieux elle se porte.

C'est ainsi qu'au fond d'un pot dans lequel avait poussé des sapins qui ont crevé deux semaines après leur pousse, j'avais fourré les quelques graines de sapindus mukorossi (l'arbre à savon) que j'avais trouvé dans mon paquet de noix de lavage. Comme je suis flemmarde, après la mort des sapins, je l'avais laissé à sa place, au dessus du micro onde de la cuisine (seul endroit ou mon chat ne pouvait l'atteindre _ je précise qu'elle avait grandement accélérée la mort des bébé sapins en en mangeant une bonne partie), attendant des jours meilleurs pour dégager tout ça (j'avais oublié les graines, ou plutôt, je n'avais pas vraiment d'espoir).

Pas d'eau, rien.

Et un beau jour, que vois je?

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A l'abris de mes mains assassines, la belle avait poussée. Forte de mes expériences passées, je me suis bien gardée de l'embêter (ça rime, hihi).

Et voilà donc, deux semaines après (les petits rameaux dans le coin à droite, ce sont les feuilles que l'ont voit sur la photo de dessus, le premier étage, qu'elle est en train de perdre, il me semble):

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 Et voilà! Va-t-elle continuer à défier la loi des séries? Mystère! J'aimerai bien, parce qu'à terme, si elle vit encore, elle finira dans un jardin. Et dans 10 ans, qui sait? Peut être produira-t-elle ces fameuses noix qui moussent. 
 
 
 (l'espoir fait vivre?)
 
 
 

02 décembre 2007

C'est fini. Non, en fait, ça commence...

J'ai arreté de fumer.

Désormais le monstre est condamné a mourir faute de carburant, ma décision est irrévocable, je le crois, je l'affirme, même si bien entendu j'ai quelques doutes, je refuse de remettre en question cette décision.

 

Ma vie sans cigarettes peut désormais commencer.

Non pas que je n'y pense plus, j'y pense, mais je m'efforce d'analyser le phénomène. De regarder avec curiosité la bête qui réclame sa dose, et que je refuse de nourrir. Elle peut crever.

 

 

Merci à "La méthode simple pour arreter de fumer" d'Allen Care. 

  

 

 

27 novembre 2007

Honte...

Quand je me souviens de ce que j'ai été capable de faire pour elle. Ces km à pied au beau milieu de la campagne, sous la pluie, dans le vent, parce que je n'avais pas d'autre moyen de locomotion . Ca m'a pris une heure, et j'étais soulagée, une fois que j'y étais, que j'avais pu acheter ma dose, mais je devais encore faire le trajet retour. Un type c'était arreté et m'avait prise en stop, j'ai accepté, mon but était atteint, j'étais heureuse (???).

Ces bouts déja brulés que je frottais au dessus d'un pot pour en garder la substance dont je ne pouvais pas me passer, du moins je le croyais.

J'allai jusqu'à chercher au fond de la poubelle par jour de grande disette.

Ca me donne envie de pleurer. Tellement j'en ai honte. Mais je préfère l'écrire malgré tout, pour me rappeler que ça, on ne peut pas le faire pour "un petit plaisir", pour un simple "anti stress". On le fait parce qu'on a pas le choix, ça nous semble insurmontable, de s'en passer, ça devient un besoin, un truc qui nous titille, qui nous obsède, si on ne peut le satisfaire.

 J'aurai été capable de mendier pour elle, de tout quitter, d'insulter mes amis les plus proches, de hair ma pantoufle si il osait me la cacher.

Elle ne m'apporte rien d'autre que ça. Ce sentiment de honte et cette peur terrible face à ses dangers et a ceux que je fais courrir à mon entourage. Elle ne m'apporte rien d'autre qu'elle même. Les unes se suivant aux autres à intervalle régulier, ce geste si répété, si automatique, presque inconscient. Elle ne m'apporte rien d'autre que l'angoisse d'en être privée, que le stress du manque.

J'ai commencé quand j'avais 19 ans. Un paquet trouvé là, dans la poche d'un peignoir, appartenant à une personne qui n'était plus, et que j'avais vu mourrir à cause de ça. Peut être me suis je demandée pourquoi. Pourquoi ce truc devait être si bon pour qu'elle en meure.

La première était aussi dégueulasse que les suivantes. Et pourtant j'ai continué. Occasionnellement, d'abord, en solo, quand je promenais le toutou. 

Puis de plus en plus régulièrement. La premiere en société. Mon premier paquet. Ma première cartouche. 

Et puis un jour, on se rend compte qu'on ne peut pas s'en passer. Que c'est trop dur, sans elle. Que plus rien n'a de saveur. On s'imagine  alors qu'elle nous apporte un plaisir, un réconfort, et que c'est pour ça qu'on continue. Mais quelquefois, malgré tout, on s'en rend bien compte, que ce n'est pas ça.

Comment arreter quand on s'imagine tout le temps dans le stress du manque, dans l'envie inassouvie, 24h/24; 7j/7. Comment s'arreter quand on croit savoir que des années plus tard, on ne sera toujours pas sortie d'affaire, qu'on en aura toujours envie, toujours, que ça sera une épée de damoclès au dessus de notre tête, qu'on enviera ceux qui continuent, parce qu'au moins, ils sont en paix, eux.

 

C'est une montagne insurmontable.  

 

Qui le parait, du moins.

Un jour, quelquechose nous ouvre les yeux. On se rend compte que ce n'est pas un plaisir, que ce n'est pas un réconfort, que la vie a plus de saveur sans elle, car elle nous empeche de la voir sous son vrai jour. On se rend compte que si on a tant besoin d'elle, c'est parce qu'elle nous le fait croire.

C'est un parasite qui s'entretien en nous faisant gober que sans elle tout est plus dur.

Le piège est insidieux, efficace. Jusqu'à ce qu'on le voit sous son vrai jour: Si j'arrete, elle meurt. Sans moi elle n'est plus rien. Le piège s'autodétruira de lui même, parce qu'il ne sera plus entretenu.

Et là commencera la vrai vie.  

Celle a laquelle j'aspire. Je plus sentir cette odeur sur moi, sur mes murs, dans mes vêtements. Ne plus ressentir ce manque.  Ce plus avoir la gorge toujours sèche. Ne plus tousser le matin, et le soir. Ne plus dépenser des fortunes pour elle. Pouvoir profiter de tout, sans qu'elle en retire les lauriers. Pouvoir combattre mon stress en ayant conscience que c'est moi qui le combat, et non pas elle. Pouvoir vivre sans peur de maladies que j'aurai créée. Sans culpabilité de mettre en danger ma vie, au mépris de l'importance que j'ai pour les gens qui m'aiment. Dans culpabiliser de mettre en danger la vie de l'homme que j'aime. Pouvoir vivre sans illusions sur ses prétendues bénéfices.

Je parle et vous l'avez tous bien compris, de cette grosse salo**...

 

 

LA CLOPE 

25 novembre 2007

Et c'est reparti...

Je débute un nouveau stage demain matin.

En chirurgie ambulatoire (ça m'a surprise, j'ai du retard dans les stage de psy et gériatrie, donc je m'attendais plutôt à ça!).

J'aurai une mise en situation professionnelle d'entrainement, puis une vrai une semaine après.

C'est rassurant.

Le coté moins rassurant, c'est que la prof qui vient me voir pour mes MSP m'a prévenue que ce terrain de stage était en pleine restructuration et qu'il allait falloir que je fasse attention à ne pas travailler comme eux parce qu'ils bossent, en gros, un peu n'importe comment.

 Advienne que pourra!

Je suis quand même contente d'avoir appris que je serai la seule stagiaire sur place. J'aime bien mes collègues, mais je deteste les comparaisons et la compétition qu'elles peuvent engendrer lorsque je suis avec une camarade de promo. Ca induit tout de suite un malaise. Je n'ai jamais jouer le jeu de cette compétition, et j'ai même carrément tendance à m'effacer lorsque je sens une pression à ce niveau. 

Paut être parce que je n'ai pas encore super confiance en moi. Peut être aussi parce que je sais ce que je vaux, et que je ne ressens pas besoin d'être meilleure que quelqu'un d'autre pour le savoir...