28 juin 2007

La connerie n'a pas de limites.

Il était la, assis sur le strapontin à coté de moi. Et se collant contre moi.

 

1ère agression: mon espace vital. N'entre que ce qui y ont été invités, sauf cas particulier (heure de pointes).

 

Je suis là, habillée pour la circonstance: soirée organisée par le boulot de mon homme. Il y aura beaucoup de monde, ça m'angoisse.  J'ai fait les magasins, choses que je deteste ( PS: merci Sophie pour tes conseils, j'ai trouvé la tenue qu'il me fallait !). J'écoute de la musique, Joe bien sur, ça me détend.

Je me pousse sans regarder a qui j'ai à faire. Il sent un peu la transpi. Et il se recolle contre moi.

 

2ème agression: mon instant de tranquilité, gaché. 

 

Je me repousse, ostensiblement cette fois. Je veux qu'il comprenne qu'il me dérange, mais je ne veux pas changer de place. Je pense avoir à faire à un abruti sans aucun respect d'autrui.

 

Il se calme. Mais je regarde du coin de l'oeil. Sa main s'approche de ma jambe au niveau de ma jupe (jupe à volant), tout en restant pres de son jean. Interieurement, je ne suis pas en colère, j'ai la trouille, une trouille viscérale. Pas de lui, mais de moi: saurai je réagir si il ose poser sa main sur moi? 

 

3ème agression: mon intégrité mentale.

 

Je ne comprend pas ce qu'il fait. Il retire sa main subitement. Je regarde, croit apercevoir quelquechose, mais je ne suis pas sure. Je regarde mieux.

 

Là. Sur un pan de ma jupe. Un magnifique chewing gum. Collé sur la jupe qui m'appartient depuis à peine 2 heures. Le soir où je vais rencontrer un tas de collègue de ma pantoufle.

 

La colère monte. Elle atteint son point culminant.

 

J'enlève mes écouteurs, je lui fait face, et je lui gueule dessus. Les gens se retournent (de l'action!) Il me regarde d'un air insolent et ne dit rien qu'un petit "j'ai rien fait" qui ne fait qu'accroitre ma colère. je fini par lui dire de s'en aller. Ca tombe bien, le métro est arrêté en station, il s'en va.

 

Et moi je reste là, les mains tremblantes de colère. Et les larmes de rage qui veulent sortir. Je les refoules: il n'est pas question que je pleure pour un type comme ça. Je veux bien pleurer quand je regarde les infos, quand je vois un film, quand j'apprends une triste nouvelle, mais pas pour ça.

J'envoi un sms à ma pantoufle. "j'ai un problème".

J'arrache un bout de carton à mon paquet de clope pour retirer le chewing gum. Il reste une tache. Tant pis.

Ma pantoufle m'appelle, son écoute me calme un peu. Il achevera de me calmer quand j'arriverai à destination, 10mn plus tard. 

J'essayerai toute la soirée de mettre cette histoire dans un coin de ma tête.

 

Une question me taraude: Pourquoi n'ai je pas réagit avant? Suis je faible? Trop naive? 

 

Avec le recul, je me rend compte que même dans la colère, j'ai été d'une politesse exemplaire: je l'ai vouvoyé, et aucune insulte n'est sortie de ma bouche. Mes propos n'étaient pas violents, et mon attitude non plus, seul le volume de ma voix, et surement mon regard, ont changés.  Ca m'a fait rire, et en même temps, quelque part, ça me rassure. Je ne me suis pas rabaissée à ce genre de choses.

 

C'est déja ça.

 

 

 

 

 

03 avril 2007

Joe...

Ce week end, c'était concert. Rendez vous à 18h pour migrer vers l'Elysée Montmartre pour voir...

 

Joe. LE Joe! Joe Bonamassa bien sur!

 

Joe, c'est le type qui est trop fort, c'est plus ou moins du blues, qui t'entraines dans un état second, un peu comme une drogue. C'est MA drogue. La preuve: après avoir failli manquer Bridge to better day en allant fumer et acheter de la bière, je n'ai plus osé bouger d'un pouce, sauf pour être encore plus près, mais surement pas pour cloper.

 

A noter: Le type au bar, totalement bourré, qui me disait que ça lui faisait penser à la fin du monde. Et ce photographe, sympa, qui m'a entendu  dire que c'était un *bip* parce qu'il avait un pass autour du coup, et qui m'a gentillement laissé aller devant lui (pas rancunier!). En même temps je le genais pas pour les photos, vu ma taille... 

 

Vidéo trouvée sur youtube, vala, j'étais là. 

 

 

Ce type, il parle avec sa guitare... j'en suis encore toute retournée, même si c'est la deuxième fois que je le vois en concert! 

 

 

 

 

27 mars 2007

Des cerveaux et des hommes

[mode ironique on] 

 

Je m'interroge, depuis quelques temps, à la signification du terme "intellectuel".

Il faut dire qu'en pleine campagne électorale, ce qui semble être une sous catégorie du genre humain (un peu comme racaille, syndicaliste,  chômeur, personne en situation de handicap, présentateur télé, prof,... etc.) est invitée partout (enfin, presque) à donner son avis sur tel ou tel candidat(e), tel ou tel sujet...

Vu que je suis une ignare, j'ignorais qu'il fallait à ce point s'interesser à l'opinion de ces gens dont le nom m'est curieusement (très) souvent inconnu.

 

D'où le questionnement: un intellectuel, kessecékeça?

 

D'après le dico de TV5, intellectuel, c'est:

-1: Relatif à l'intellect.

-2: Personne qui s'occupe des choses de l'esprit

La deuxième définition me semble plus proche du terme que je cherche, mais me plonge dans un abîme de perplexité.

 

Comme google est mon ami*, je cherche plus loin, pour découvrir que:

- d'après Jean Paul Sartre**, l'intellectuel, c'est "quelqu'un qui se mèle de ce qui ne le regarde pas", mais pour défendre quelques valeurs de moindre importance, comme la justice, l'égalité, enfin ce genre de truc un peu pompeux, quoi.

- D'après wikipédia,  Il s'agit de toute personne qui, du fait de sa position sociale, dispose d'une forme d'autorité et la met à profit pour persuader, proposer, débattre, permettre à l'esprit critique de s'émanciper des représentations sociales.

- Toujours d'après wikipédia, il semblerait que la figure de l'intellectuel désintéressé, lucide et désespéré, mais toujours engagé pour la cause de la Justice et au service des opprimés, a eu tendance à disparaitre, au profit d'une nouvelle espèce*** : l'intellectuel médiatique, dont la connivence avec les médias assure sa propre promotion et qui n'hésite pas à changer complètement de bord.

 

Je rajoute ce que j'ai observé:

- Des gens pas vraiment connus qui parlent bien francais, de préférence blanc, vieux, de sexe masculin, qui portent des chemises,  qui ont fait des bouquins, des articles,  ou des essais****, plus ou moins barbant, et qui s'énervent facilement contre leur pairs .

 

Donc, si je mélange un peu tout ça, les intellectuels sont des gens dont l'argumentation est sensée faire avancée les choses et qui sont sensé être suffisemment connu pour que ça ait un impact sur les non initiés, mais qui sont en général inconnu du grand public et plutôt interessés par leur propre pub...

 

Je vois pas, du coup, en quoi c'est relatif à l'intellect... 

 

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* et le votre, aussi. Google a beaucoup d'amis, ces temps ci.

** Oui, je sais.

*** Une sous - sous catégorie du genre humain, donc.

**** Mais pas les rugbymans. 

21 janvier 2007

Les moutons et la pub

Mondieumondieumondieu.

 

Je crois que j'en ai marre de toutes ces pubs. Maintenant que je ne regarde plus trop la télé, mon univers visuel se retrouve quand même pollué. Paris à ce défaut d'être une grande capitale pleine de monde... 

Et donc les parisiens sont une cible privilégiée pour les annonceurs. L'inconvénient c'est qu'on peut pas éteindre le bouton, comme à la télé, ou en profiter pour faire pipi ou vider son gros intestin. Pourtant, c'est pas l'envie qui manque, quand on voit tout ces panneaux géants...

Mais, heureusement, y'a des gens, qui militent contre ça!

Allez voir par , si vous aussi vous en avez marre...  Et rendez vous le 26 à 19h au métro 4 septembre...

 

Manque d'inspiration

Il est curieux pour moi de constater que je n'ai plus trop envie d'écrire... Depuis que je vais mieux. Enfin bon, c'est pas si curieux, mais plus j'y pense et plus je regrette ces temps béni ou mon imagination était capable de pondre des trucs drôles  (et pas que pour moi!).

 

Mais bon.

 

Je vais mieux. C'est cool.

Ma vie s'organise comme je le souhaite. Je ne m'angoisse plus pour rien. Me voilà à Paris, avec ma pantoufle, engouffrée dans un quotidien qui me repose. Nous avons trouvé notre nouvel appartement, un 46m², que je vais (oh! bonheur) repeindre. Pour ça, j'en ai encore, de l'imagination. Je me suis inscrite, sans grandes convictions je l'avoue,  aux concours d'entrée en IFSI de l'AP-HP. 

J'ai enfin le sentiment de maitriser les évenements, de maitriser MA vie, bref, de vivre à fond les ballons.

Du coup je me fous pas mal de réussir ou non les concours cette année. J'espère quand même les réussir, mais je ne pense logiquement pas que ça sera le cas. Mon parcours est trop "curieux" pour être compris par des gens qui ne me connaissent pas, et je suis trop honnête pour mentir, pour me "vendre" comme dirai mon barbu à moi.

Je deviendrai infirmière tôt ou tard, je le sais, maintenant, du coup ça simplifie les choses. Peu importe le temps que ça me prendra, j'ai toute la vie devant moi et aucun regret derrière.