07 décembre 2006
Fin de l'ère Toulonnaise
Et voilà. C'est fini. Décision qui courrait dans ma tête depuis des mois et qui se concrétise aujourd'hui.
J'ai décidé d'interrompre momentanément mes études.
Je vais à Panam.
Vivre.
Juste vivre.
Non, ne vous inquietez pas, j'ai quand même un minimum d'ambition professionnelle, je ne compte pas stopper définitivement mes études. En fait si tout va bien, je pourrai peut être reprendre l'année prochaine, en septembre. La question est de savoir si je devrais recommencer en 1ère année ou si je vais pouvoir en garder le bénéfice. La formation en soins infirmiers étant ce qu'elle est (désorganisée, différente d'une école a l'autre, dépendante de quota, et du bon vouloir de certaines directrices peu humaines), j'ai peu d'espoir quand à la 2ème solution, mais bon, life is life.
J'en avais marre de déprimer dans mon coin, marre de rien pouvoir construire, marre de ne plus dormir, de trop dormir, de manger peu ou trop, marre de pleurer, marre de me sentir conne face à des gens qui me demande de l'attention que je ne peux pas donner...
Je m'en vais donc chercher mon bonheur ailleurs. Me poser, enfin. Ne plus me contenter du provisoire, ne plus me poser de questions, et juste essayer de vivre, avec toutes les cartes en mains...
18:24 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 novembre 2006
Les moutons et les voitures
Amis moutons, bonjour!
Aujourd'hui, je vais parler des voitures. Je viens de répondre à une superbe enquête de chez novartis sur les tutures, du coup, ça m'inspire.
Le problème, quand on conduit, c'est les autres. C'est toujours les autres. On le sait tous, n'est ce pas?
C'est ce connard qui m'a doublé quand je m'arretait à une priorité à droite.
C'est cet abruti qui brûle le feu rouge devant moi
C'est ce gronaze qui roule à 40. Et celui qui me colle au cul. Pis celui qui me fait des appels de phares quand je suis à 50 en ville, ou en train de doubler un camion sur l'autoroute. C'est celle qui me coupe la priorité sur un rond point, ou qui m'est rentré dans le cul parce qu'elle roulait trop vite et qu'elle a pas pigé que clignotant + feu stop = ça ralentit.
Sartre l'a dit, et je le repète: l'enfer, c'est les autres.
Mais il avait oublié de dire que tout seul, on se supporte pas mieux.
Il faut reconnaitre que j'en fais aussi, des conneries, dans ma tuture. Quand je suis fatiguée, énervée, ou à la masse (comme souvent). Comme tout le monde, quoi.
Du coup, ma philosophie à moi, quand je conduis, elle est simple: ne faire confiance à personne.
Et surtout pas à moi.
C'est pour ça que comme un mouton, je respecte les limitations de vitesses et au maximum le code de la route. J'ai pas eu mon permis pour alimenter les caisses de l'état et me retrouver en vélo. J'lai pas eu non plus pour frimer avec une zolie voiture. Ni pour tuer un gosse qui a pas regardé avant de traverser.
Je me dis qu'au moins, si jamais un jour je fais une connerie, et qu'elle est fatale pour quelqu'un ou pour moi même, je pourrai au moins me dire que j'aurai pas peché par excès de confiance. Ca sera une piètre consolation, mais bon, on va dire que c'est déja ça...
20:50 Publié dans moutonneries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 novembre 2006
Bêêêêêêêêê
Je me rend de plus en plus compte que ce blog ne ressemble pas du tout à ce à quoi j'avais envie qu'il ressemble.
Soyons honête: il est et restera totalement inintéressant. Dans le genre "je sert à rien". Et moi qui révait d'apporter ma modeste contribution au monde...
En fait, pour être en phase avec moi même, je vais énoncer une simple vérité: je suis un mouton. Et je le resterai. C'est ça qui est magique. Je viens de trouver mon idée du siècle à moi. Voilà ce qu'est ce blog: juste un truc plein de moutonneries diverses et variées! C'est merveilleux. C'est encore plus fort que le roquefort. Je m'aime. Je suis géniale.
20:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Pfiou
Hé ben!
Ca fait un bail que j'ai rien écrit.
Les news en bref:
_ Eval de maternité/gynéco/ORL/stomato/dermato/ophtalmo réussie plus ou moins, c'est moyen, mais c'est validé.
_ Mon chéri me manque, j'ai envie d'être avec lui, à Paris, de pouvoir sortir, prendre le métro (même ça...) pour aller faire nos courses, pour me balader, de faire de la soupe à l'oignon et de crier très fort parce qu'on sera pas d'accord sur un truc. J'ai même envie de sentir les miettes qu'il met toujours dans le lit, le soir, quand il bouquine en mangeant son éternelle demi baguette de pain qui coute la peau du cul achetée à la boulangerie de cul pincé d'en bas.
_Mais du coup je commence a faire des trucs que je croyais que je ne ferais jamais de ma vie. Imaginez une seconde. Moi, en train de transpirer , le visage rouge, le coeur battant a 100 à l'heure... dans une salle de sport. Héé oui, comme quoi les miracles existent. Il semblerait que mon éternel petit coeur meurtri ait trouvé un exutoire, ou plutôt un échappatoire, aux soirées sans fin dans mon chez moi tout vide. C'est pas que j'y prend un plaisir particulier, a passer une heure crevante sur un vélo ou un stepper, au milieu des effluves de ma propre transpi, non, c'est juste que c'est toujours mieux que de déprimer chez moi, d'être seule face a ma télé, avec mon saucisson sec ou mes tartines de nutella. Donc, voilà, c'est lancé, je me suis mise au "sport".
_ Je suis en stage de psy, a partir de lundi, et je sais pas quoi en penser, parce que je suis évaluée, que c'est la deuxième fois qu'on m'évalue en psy, que ma prochaine évaluation se sera en pediatrie, et que du coup j'ai l'impression d'être une extraterrestre au milieu de mes amies, qui, elles, sont toujours évaluée dans des stages bateau genre maison de retraite. Je sais pas si je vais aimer ce stage, mais j'y trouve déja deux avantages: faut croire que j'ai de la chance, mais ils ont trouvé le moyen de me mettre dans la clinique juste a coté de chez moi, a 200 mètres a peine, et en plus, héhé, ils nous offrent le repas a midi, et ça c'est cool, parce que c'est rare, en général les stagiaires, c'est "demerdez vous pour avaler quelquechose tant que vous rester pas dans le service".
_ J'ai choisit les disciplines de mon stage pré professionnel et mon stage DE, le stage maudit ou je passerai la pratique de mon diplome d'état (si j'arrive jusque là, bien sur). Je vais donc passer ce fameux diplôme en urgence ou en réa. On est même pas 10 à avoir choisit ça (sur 140), mais jsais pas pourquoi, ça m'inspire.
_ Sinon, les études, jm'en fou, si jme foire, ben tant pis, je pourrai rejoindre mon chéri, et j'ai une porte de sortie. Alors alaa jacta est, inch'alla (jsais pas comment ça s'écrit ), et la choucroute sera bonne quelquesoit la manière.
_ Vala!
16:52 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 septembre 2006
De ces patients qui se livrent à nous...
Mme V, 63 ans, est corse, avec le nom, l'accent, et l'attitude qui va avec. Elle parle peu, se contient, s'énerve souvent, mais ne parait jamais triste. Ne paraissait jamais triste.
Jusqu'a ce que la goutte d'eau...
Mme V est entrée il y'a deux mois, après la pose d'une prothèse valvulaire. Depuis, ça n'en finit plus: infection gynéco, allergie a l'héparine (anticoagulant), son séjour ne cesse de se prolonger, et les soins ne cessent de se multiplier. (mal) Opérée d'un ongle incarné, son énième problème, elle en a assez.
Car cette petite opération pour son ongle incarné, oh, pas grand chose, créée malgré elle la goutte d'eau qui fera tout déborder.
Vendredi matin, refection de pansement sur son orteil. L'infirmière se méfie, la dernière fois que le pansement a été refait, ça a beaucoup saigné. Elle a raison de se méfier, parce qu'a peine les trois tonnes de compresse et autre enlevés, un flot de sang jaillit d'une source qui semble ne jamais se tarir. Du sang bien rouge, qui sort avec un rythme particulier (on dit qu'il est pulsatile), et dans des quantités impressionantes, pour un si petit orteil. Une artériole a en effet échappé a la cautérisation, lors de l'opération, et refuse catégoriquement de cesser de jouer les fontaines.
Il faut appuyer, pour que ça cesse de couler. Compresser. Occasionant par la des douleurs telles que Mme V est au bord de la syncope. Elle n'en peut plus, depuis son opération, chaque pansement tourne au drame. On l'a bien renvoyé voir le chirurgien qui l'a opéré, une fois, mais celui ci a estimé qu'aucune intervention de sa part n'était nécessaire.
Alors Mme V continue de souffrir, et de saigner. Cette fois ci était de trop. Les infirmières, le kilomètre de bande une fois enroulé autour de l'orteil coupable, me laisse seule avec une femme en pleur.
Je reste là, sans voix, incapable de trouver les mots. Je pense qu'on vit tous cette situation au moins une fois dans sa vie, on ne sait jamais quoi dire aux gens qui vont mal. Je lui caresse la main doucement, quand ses pleurs redoublent c'est son visage que je caresse , ne sachant toujours pas quoi dire, ni même si ça lui fait du bien ou si elle aimerait être seule. Je finit par lui poser la question, ne voulant pas entrer dans son intimité, certaines personnes n'aimant pas pleurer devant autrui.
Elle ne répond pas, et continue de pleurer. Je reste là.
Elle finit par parler, par me raconter tout, son calvaire cette année, son mari décédé en mai, son coeur qui lache, les infections, les opérations, son impression qu'elle n'y arrivera jamais, à surmonter tout ça. Un trop plein d'empathie me soulève le coeur et manque de me faire pleurer à mon tour, je ne sais toujours pas quoi lui dire, mais je me met à sa place, peut être trop, mais pas assez a mon gout, parce que je n'ai pas de secret, je n'ai rien, je ne sais rien, je ne sais pas comment la soulager, et je sais que je ne saurais jamais, que personne ne sait comment oter la peine du coeur des autres.
Cette femme, dans sa detresse, cette femme qui m'avait paru si dure, si renfermée, qui était comme un enfant, débordée par ses sentiments, livrant sa peine a l'inconnue qui est à coté d'elle, c'était... indescriptible.
C'est aussi ça, c'est surtout ça, ce métier. C'est tenir la main d'une femme parce qu'elle a mal, c'est écouter celui qui à besoin de parler, quelquefois même accompagner les derniers instant d'un autre.
Serais je capable de supporter tout ça? De prendre le recul nécessaire à la préservation de ma propre vie?
23:34 Publié dans Brève d'une étudiante infirmière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

